Les 10 phrases à ne jamais prononcer devant un recruteur

Auteur : Séverine Dégallaix
juin 2011

Voici les 10 phrases qui risquent de vous griller face à un recruteur.

1. J’ai fait un petit stage

Variante : C’était juste une mission d’intérim

Pourquoi pas ? Parce qu’il faut éviter de minimiser : cela dévalorise votre expérience alors qu’elle vous a certainement apporté quelque chose.

2. Il fait beau aujourd’hui

Variante : Vous avez un joli bureau

Pourquoi pas ? Parce que les banalités ne servent à rien, pas plus que les flatteries.

3. Travailler 10 heures par jour, ce n’est pas mon truc

Variante : Je veux finir à 17 heures tous les soirs

Pourquoi pas ? Parce que c’est la meilleure façon de passer pour un paresseux.

4. J’exige au moins 40 000 euros brut par an

Variante : c’est 2 500 euros par mois ou rien

Pourquoi pas ? Parce qu’il ne faut pas être trop brutal ou catégorique pour parler salaire ou avantages, pour négocier mieux vaut rester diplomate.

5. Je n’ai eu qu’un cours là-dessus

Variante : Je ne maîtrise pas bien ce sujet

Pourquoi pas ? Parce que vous ne devez pas vous dévaloriser : abordez plutôt vos points forts.

6. Je ne suis pas là pour parler de ça

Variante : Vous n’avez pas à me poser cette question

Pourquoi pas ? Parce que tout ce qui fait partie de la famille du refus est négatif. Détournez plutôt subtilement la conversation.

7. Mon ancien employeur était nul

Variante : Mon école ne valait rien

Pourquoi pas ? Parce que rien ne garantit au recruteur que vous ne parlerez pas de lui de la même façon plus tard.

8. Je suis le meilleur

Variante : Je suis un grand expert de ce domaine

Pourquoi pas ? Parce que vous surestimer vous fait paraître comme prétentieux. De plus, si ce n’est pas la stricte vérité, vous risquez d’être rapidement démasqué.

9. Ca ne s’est pas bien passé

Variante : Je n’aimais pas ce poste

Pourquoi pas ? Parce que ce qu’il faut retenir d’une expérience, ce ne sont pas les échecs, mais ce que vous en avez appris.

10. Je n’ai pas eu le temps de me préparer

Variante : Désolé, je n’ai plus rien à dire

Pourquoi pas ? Parce qu’il vaut mieux ne pas se justifier ou s’excuser, c’est interprété comme une attitude défensive.


Encadré : gare votre vocabulaire

Certaines phrases sont taboues, d’autres redoreront votre image. Sachez reconnaître ce qu’il faut dire et ne surtout pas dire devant un recruteur.

Parlez concret

Selon Jean-Michel Rolland, responsable du département Human Management Business Innovation à l’ISEN, « l’important est de parler positivement en appuyant vos arguments par des faits et des chiffres. » A vous donc de préparer à l’avance des éléments concrets pour appuyer votre discours.

Repérez le bon vocabulaire

Deux astuces peuvent vous permettre de cibler les bons mots : surfer sur le site de l’entreprise ou du cabinet qui vous reçoit afin de parler le même langage que votre employeur potentiel, et parcourir de nombreuses offres d’emploi pour établir une liste de mots en relation avec le poste que vous convoitez. Les utiliser en cours d’entretien démontrera votre professionnalisme.

Pensez à vous adapter

Manuelle Malot, directrice Carrières et prospectives de l’EDHEC, explique qu’« il ne faut pas hésiter à googler le nom de votre interlocuteur pour savoir à qui vous avez affaire. Est-ce un opérationnel ou un recruteur ? Un recruteur qui l’a toujours été ou qui a déjà exercé le métier visé ? Un opérationnel de l’équipe qui cherche un nouveau collaborateur ? » Répondre à ces questions aide à adapter votre vocabulaire à votre interlocuteur. Si vous tombez sur un opérationnel, vous pourrez utiliser un maximum de termes techniques pour prouver votre maîtrise du sujet. En revanche, s’il s’agit d’un professionnel des ressources humaines qui n’a qu’une connaissance superficielle du domaine concerné, alors vous devrez vulgariser.


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