L'art et la manière de conclure un entretien

Auteur : Séverine Dégallaix
juin 2011

Soulagement oblige, c’est souvent au moment du départ que les candidats commettent des erreurs. Six conseils pour partir en beauté.

1. Savoir récapituler

« Je demande toujours en fin de rendez-vous ce que les candidats vont retenir de l’entretien, leurs retours sont généralement intéressants », raconte Jean-Denys Weber, responsable développement et recrutement au Crédit Agricole du Nord Est, Pensez donc à prendre des notes, mentalement ou par écrit, tout au long de votre échange.

 

2. Conclure positivement

Mieux vaut conclure sur un élément positif. Partir sur un « Non je ne parle pas anglais » ne pourra que vous nuire.

 

3. Avoir des questions à poser

En fin d’entretien, le recruteur incite généralement le candidat à poser des questions. Rester muet risque de signaler un manque de motivation.

 

4. Se renseigner sur la suite

Avant de partir, n’hésitez pas à questionner le recruteur sur le processus de recrutement : comment va se passer la suite ? Dans quels délais pouvez-vous  espérer avoir des nouvelles ?

 

5. Garder son sang-froid

Vous serez observé jusqu’au bout, ne relâchez donc pas la pression trop tôt. « Si vous partez en donnant l’impression d’échapper à quelque chose d’infernal, c’est cette dernière image que retiendra le recruteur », prévient Emmanuel Carré, enseignant à l’ICD.

 

6. Laisser le recruteur finaliser

« Même si vous vous sentez mal à l’aise, vous devez éviter de conclure prématurément », estime Jean-Michel Rolland, responsable du département Human Management Business Innovation à l’ISEN. « C’est au recruteur d’ouvrir la porte pour permettre au candidat de partir, lui signifiant ainsi que l’entretien est bel et bien terminé », ajoute Julien Puech, consultant senior chez ConvictionsRH.

 

 

   

 

 

 

 

 

Savoir fuir un entretien d’embauche

 

Se rendre compte en cours d’entretien que finalement le poste en question ne vous correspond pas, ça arrive. Découvrez comment vous sortir de cette situation embarrassante.

 

La clef du succès pour une fuite en bonne et due forme est la transparence. En effet, comme l’explique Olivier Sivori, DRH d’Agri-min et Life Sciences, du groupe SGS France : « ce n’est pas négatif de dire qu’un poste ne correspond pas à ce qu’on en attendait, mais à condition d’y mettre la forme. De la même façon que le recruteur peut décider que le profil ne lui convient pas, le candidat a la possibilité d’être honnête. »

 

Comment ?

« L’important est d’être capable de justifier cette annonce, d’analyser pourquoi ce qui est proposé ne vous convient pas », conseille Julien Puech, Consultant senior chez ConvictionsRH. Attention à la façon dont vous formulez vos explications : un "cela ne correspond pas à mes attentes professionnelles à l’heure actuelle" vaut bien mieux qu’un "votre entreprise ne m’intéresse pas" ! Sachez aussi qu’« il est bien sûr recommandé de s’excuser d’avoir fait perdre son temps au recruteur. »

 

Quand ?

Il est tout à fait possible d’avouer à n’importe quel moment que finalement vous n’êtes pas intéressé : cela évite une perte de temps au recruteur. Attendre la fin de l’entretien est cependant conseillé, pour trois raisons. Tout d’abord, cela permet de s’assurer que le poste proposé ne convient vraiment pas. Ensuite, les recruteurs demandent souvent d’eux-mêmes, en fin de rendez-vous, si ce qu’ils proposent pourrait vous intéresser, offrant ainsi une ouverture. Enfin, si l’entretien est infructueux pour cet emploi en particulier, cela ne signifie pas que toute collaboration future est impossible, mieux vaut donc obtenir toutes les informations nécessaires.

 


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