Faire bonne impression en 3 minutes

Auteur : Séverine Dégallaix
juin 2011

Le recruteur commence à vous évaluer dès les premiers instants de votre rendez-vous. De la poignée de main aux paroles prononcées en passant par votre regard, tout dans votre attitude contribuera à lui donner une première impression, bonne ou mauvaise...

Que faire ?

« On a une seule chance de faire une première bonne impression. » C’est ce que rappelle Emmanuel Carré, enseignant à l’ICD et auteur du livre "Développer son capital humain pour séduire et convaincre un recruteur". Le langage du corps jouant tout autant que vos propos, surveillez votre attitude. Le secret du succès : trouver le juste équilibre. « Le candidat doit être souriant sans en faire trop, montrer qu’il est détendu sans se croire chez lui », conseille Juliette Nicot, directrice d’Hudson. Le regard a lui aussi son importance : tourné vers le sol, il révèle une personnalité effacée. Regardez votre interlocuteur dans les yeux sans être trop insistant, sinon cela risquerait de le mettre mal à l’aise.

Enfin, pensez à la fameuse poignée de main : elle doit être ferme sans écraser, exactement comme tous vos gestes au cours de l’entretien. La façon de vous assoir, par exemple, suivra la même règle : ne vous retranchez pas en passant les pieds sous votre chaise… Mais évitez aussi d’envahir l’employeur en posant les coudes sur son bureau.

Que dire ?

Côté discours, Emmanuel Carré note qu’« il faut aborder les choses de façon positive afin d’entamer l’échange dans de bonnes conditions. Un exemple tout simple : à la question "est-ce que vous avez trouvé facilement ?", la réponse est "oui". » Le candidat doit également maîtriser tous les éléments de sa propre identité, car l’entretien commencera par des banalités destinées à briser la glace. Ainsi, nombreux sont les recruteurs qui entament la conversation sur un prénom original ou sur un "j’ai connu un Untel qui venait de Picardie…" A vous d’enchaîner sur le fait que c’est effectivement un nom courant dans cette région mais qu’il n’y a aucun rapport sur le fait que vos ancêtres y vivaient.

Enfin, selon Juliette Nicot, « il est important de montrer très vite qu’on a compris le poste et qu’on sait exactement pourquoi on est là. Quelqu’un qui parvient à citer trois mots-clefs liés à l’annonce dès les premières minutes d’entretien part avec une longueur d’avance. »

Le stress, un facteur connu

Et pour ceux qui auraient bafouillé dès les premières secondes ou oublié de dire bonjour, pas de panique, Julien Puech rassure : « une mauvaise impression peut toujours se rattraper : le recruteur sait que la situation est génératrice de stress et il en tient compte. En général, au fil de l’entretien, lorsque les candidats commencent à parler de leur expérience, ils sont plus à l’aise. » Un mauvais début peut donc se rattraper par la suite, à condition de retrouver rapidement votre sang froid.


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