Que faire quand l'entretien déraille ?

Auteur : Bertrand Longueville
juin 2011

Parfois l'entretien prend une tournure à laquelle vous ne vous attendiez pas. Voici de quoi vous aider.

Le recruteur vous pose des questions personnelles

Votre interlocuteur veut en savoir plus sur vous, il devient insistant et empiète peu à peu sur votre vie privée. Etes-vous marié ? Voulez-vous des enfants ? Comment se passe votre vie familiale ? Un questionnement sur votre vie privée qui est illégal.

Il faut alors clore le débat, car vous êtes dans votre bon droit. « Il ne faut surtout pas entrer dans le jeu de répondre. Dites que vous connaissez les concessions que nécessite le poste, mais que vous ne souhaitez pas répondre à ce genre de question », recommande Séverine Blum du cabinet Hays. (Voir aussi Suis-je obligé de dévoiler des éléments de ma vie privée en entretien ?)

Le recruteur devient agressif

Mauvaise passe ou personnalité colérique, il peut arriver que le recruteur fasse preuve d’agressivité et d’exaspération. L’entretien tourne alors au vinaigre. Surtout, ne vous braquez pas. « Il ne faut pas le prendre pour vous, quelque chose d’extérieur peut en être la cause », avertit Hervé Wayenburg, consultant en management à Ogmios Consulting, qui a déjà connu cette situation. Il ne faut pas vous fâcher, mais plutôt vous lever et prendre poliment congé en expliquant que vous préférez le recontacter ultérieurement lorsque le moment sera plus propice.

Votre interlocuteur parle trop….

« Normalement un recruteur ne doit pas monopoliser le temps de parole. Mais s’il est bavard, c’est plutôt bon signe. Il faut alors écouter et prendre le temps de répondre », conseille Claire Romanet du cabinet Elaee. Vous pouvez aussi couper, poliment, la parole pour rebondir sur l’un de ses propos. « Je préfère quelqu’un qui m’interrompt que quelqu’un qui ne parle pas. Ce n’est pas quelque chose qui me gêne car l’échange doit venir des deux sens, à condition d’être fait avec professionnalisme », préconise Olivier Gizzi du cabinet Attitudes.

Ou pas assez…

A l’inverse, votre interlocuteur peut ne pas ouvrir pas la bouche. Ne vous formalisez pas : le plus souvent c’est un test. Un jeu de rôle pour « voir comment le candidat se positionne, s’il résiste bien à la pression », avance Olivier Gizzi. Essayez dans un premier temps de jouer le jeu et, si la situation perdure, cherchez à poser des questions ouvertes sur le poste ou l’entreprise. Votre interlocuteur pourra difficilement échapper à une réponse.


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